Mini-atelier "Santé au travail"

Mini-atelier « Santé au travail » donné par Isabelle le 5 juin 2026

Thématique : Santé au travail, prévention des risques et bien-être au sein de l’écosystème Reconnexion

Contexte

  • Isabelle partage son parcours professionnel :
    • Expérience en prévention des accidents du travail et ressources humaines dans l’économie sociale et solidaire.
    • Travail sur les risques psychosociaux, les troubles musculosquelettiques (TMS) et l’inaptitude au travail.
    • Mission de conseiller en reclassement professionnel pendant deux ans dans le BTP avec la Sécurité sociale et une équipe pluridisciplinaire (7 conseillers, une psychologue, des services sociaux).
  • Le propos se concentre sur la santé mentale, la précarité des auto-entrepreneurs, l’ubérisation et l’isolement des travailleurs indépendants.

Situation chez Reconnexion

  • Reconnexion fonctionne en mode hybride : 3/4 distanciel, 1/4 présentiel.
  • La plupart des contributions sont bénévoles, avec un modèle de slashers (cumul de statuts entrepreneuriaux).
  • Le collectif se préoccupe de la santé au travail de ses propres membres, notamment les développeurs à venir via l’appel à commun.
  • Volonté d’intégrer la prévention et le prendre soin comme dimensions transversales du projet.

Interventions à venir et ouverture du sujet

  • Contact établi avec Louis-Marie Barnier, chercheur à la CGT et spécialiste de la santé au travail.
    • Il n’a pu être présent, mais proposera une intervention de 20 minutes (format Café Reconnexion ou similaire) avec questions/réponses.
  • Première démarche : recueil des besoins et des pistes de réflexion collective.
  • L’idée de construire un questionnaire est retenue pour démarrer un travail de fond, étendu au-delà des présents via Fravaform.

Initiatives inspirantes déjà menées

Formation PSSM (Premiers Secours en Santé Mentale)

  • Dans un tiers-lieu partenaire, une formation PSSM France a été organisée.
    • Prix normal : 250 à 300€ par personne.
    • Tarif négocié : 190€ par personne.
    • Système de places suspendues : des participants plus aisés ont payé 250€, les 60€ de différence alimentant une cagnotte.
    • Deux personnes au RSA ont ainsi pu participer gratuitement.
  • Ce modèle est cité comme exemple de démocratisation de l’accès et de co-responsabilité financière.

Lieux doux (“Lieux d’où”)

  • Projet de création et de mise en réseau de lieux doux (espaces d’accueil inconditionnel, sans engagement immédiat).
  • Objectif : offrir des points de repli temporaires pour les personnes en transition ou en fragilité.
  • Réflexion sur le droit à plusieurs chances, via des périodes de test courtes (quelques jours) pour explorer une reconversion sans pression.

Enjeux pour la gouvernance et le collectif

  • L’acculturation des nouveaux membres est identifiée comme un point faible. Un atelier “Welcome and Care”, inspiré du modèle OPA / Laloux (Reinventing Organization), est prévu pour transmettre les outils communs :
    • Processus de décision, vote, consensus sans compromis.
  • Mention de la méthode de gouvernance partagée pratiquée depuis 10 ans (et personnellement expérimentée depuis 3-4 ans).
  • Importance de former et outiller les membres pour gérer les tensions, les conflits et prévenir le burn-out d’engagement. Des partenaires psychologues pourraient être sollicités pour un soutien dédié.

Pistes de financement et de structuration

  • Hacker les dispositifs existants : rendre visibles les droits ouverts aux auto-entrepreneurs (formation professionnelle, sécurité sociale).
  • L’idée d’un dossier collectif de cofinancement (type “Oasis” des écolieux) a été évoquée pour financer des formations sur des besoins repérés par le groupe (env. 3000 € par collectif).
  • Necessité d’une volonté politique interne pour porter ces sujets et d’une liste de personnes ressources capables d’orienter rapidement.

Actions et engagements immédiats

  1. Questionnaire de recueil des besoins : l’intervenant s’engage à le créer et à le diffuser au-delà des présents via Fravaform.
  2. Poursuite de la réflexion collective sur la santé mentale, l’acculturation et la prévention, en lien avec les futurs contributeurs de Reconnexion.
  3. Organisation d’une session avec Louis-Marie Barnier (date à définir, probablement dans le cadre d’un Café Reconnexion).
  4. Identification et partage des acteurs, études et réseaux existants (ex. : étude internationale sur le bien-être des acteurs du changement, Université du Nous, groupe URD, réseau Oasis, Cilipédia).
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